Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 16:05

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Bon voyage à tous !

 

amitiés,  Jeanine

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 16:53

Chartreuse du Reposoir en Haute-Savoie

Sa construction de ce couvent fut ordonnée par Aymon de Faucigny sur ses terres et il fut offert à la région. C'était dans les années 1150.  Il a été restauré au 17ème siècle et après l'abandon de ces bâtiments par les moines de St Bruno, il est devenu depuis 1932 propriété et monastère des carmélites.

 

 

Située à quelques kilomètres de Cluses en direction du col de la Colombière, cette chartreuse est située au charmant village du Reposoir.

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 16:06

                 Escapade en Bretagne

coucher de soleil à l'intérieur des terres:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les jardins les abeilles et les papillons se régalent:

 

 

  

Tout le village au fetz-noz:

Concarneau

Concert d'été en ville close:

Le port vu depuis la ville close:

Retour de pêche:

  

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 10:07

                 Belle-île-en-Mer

La bien nommée! 63km de long et entre 5 et 10 de large, en voiture ou à pied, elle se dévoile de tous les côtés comme une île de charme, pleine des couleurs de ses fleurs de ses plages au sable blanc doré ou gris, de ses rochers peints de lichens multicolores, de ses petites maisons colorées et bordée d'une mer grise les jours de colère, turquoise les jours de bonne humeur et dont l'écume vient s'écraser sur des falaises découpées.

Arriverà Le Palais un jour de pluie ne gâche en rien le plaisir de la découverte.

Le soleil n'est pas loin. La marée chasse les nuages et nous laisses découvrir une mer Caraïbéenne!

 

Blotti dans le creux d'une ria, Sauzon est un petit bijou de calme, de couleur de rêverie.

Continuer le chemin au milieu des fleurs jusqu'à la pointe des Poulains ou aimait venir se ressourcer Sarah Bernhardt. En ce mois de juin, les fleurs éclatent de couleurs aussi bien dans les champx que sur les chemins, sur la lande voir au milieu des rochers.

La vipérine                                                      Le chardon

L'alméria maritime au milieu de lichen dans les rochers.

Sur la plage de Donnant, bordée de dune de sable doré, les rochers se font tableaux impressionnistes.

La plage de Gouphar où les vagues viennent mourir tout en douceur sur un sable extrêmement fin en remontant au fil des marée le cône que forme les rochers qui l'encadre.

Les aiguilles de Port coton. La mer lors des tempêtes forme une écume épaisse qui fait croire que ces aiguilles de pierres sortent de balle de coton. Aujourd'hui par cette belle journée ensoleillée, la mer se fait tout simplement caressante!

Les goélands sont des gourmands qui guettent les miettes de nos pique-niques. Leur vol au-dessus de nos têtes est majestueux, superbe!

Passé le village et le port de Locmaria, On découvre la belle Fontaine,

Une reserve de 800.000 litres d'eau douce, construite par Vauban. l'eau servait à ravitailler les navires qui s'amarraient au pied de la falaise.

 

 

et l'on retrouve Le Palais, ses tavernes bon-enfant, son église curieusement couverte de mosaïquesport. C'est la ville et le port Princ principal de l'île sous le soleil. La citadelle Vauban domine le port.

C'est toute l'île qui est fortifiée. Tout le long de la côte les forts ont été vendu à des particuliers qui en ont fait leur residence secondaire. Certaines merveilleusement située comme au-dessus de la plage et du port de Port-Blanc, elle est partiellement enterrée et cachée sour les pins face à l'océan!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous quittons cette "BELLE-ISLE" noyée de brume. Toutes ces belles images gravées dans notre mémoire sont-elles  réelles? ou avons-nous rêvé? 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 22:09

Une promenade en forêt de Brocéliande et dans les environs?

En avril dernier sous un ciel uniformément bleu, la beauté des ajoncs en fleurs et des pins.

                                       Etang du pas du houx

                                          Abbaye de Paimpont

 

                                   intérieur de l'église de l'abbaye

Dans l'église de Tréhorenteuc, le repas des chevaliers de la table ronde autour du St Graal. Le trésor se trouve-t-il dans cette petit église????

Arbre en Or, un chataignier calciné recouvert de feuilles d'or par l'artiste François Davin après le terrible incendie de 1990. Il symbolise l'immortalité des rêves des hommes!

Le miroir aux fées au Val sans retour où la fée Morgane enfermait tous les amants infidèles.....

Le tombeau de Merlin. Plus un symbole qu'une oeuvre d'art. Les touristes s'y arrète et prètent à cet enchanteur des pouvoirs magiques d'ou les offrandes et les ex-votos!!!

       Lever et coucher de soleil sur l'étang de Tremelin près d'Iffendic.

Montfort sur meu se reflète dans la rivière du même nom.

La tour Papegaut à Montfort. Une princesse retenue prisonnière dans cette tour par le seigneur de Montfort s'est évadée, transformée en cane avec l'aide de St Nicolas. Pendant de nombreuses années elle est revenue offrir au Saint un caneton.

 

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 22:34

  Republique Dominicaine

Pour oublier la neige qui  recommence à tomber, mélangeant ses flocons aux pétales de prunus qu'elle entraîne avec elle dans sa chute,  je pars demain matin en République Dominicaine.  J'espère avoir la possibilité de visiter quelques villages et ainsi avoir un peu de contacts avec la population.

Je serai de retour le 28 mars au soir et dès le 29 je commencerai à vous raconter cette nouvelle découverte.

Pas le temps d'écrire du texte, je peux toutefois vous dire que les gens, toute la population est d'une extrême gentillesse et d'une serviabilité formidable. Je suis enchantée d'avoir pu parcourir un peu l'intérieur de l'île. J'ai fait un peu moins de bronzette, la plage était loin de l'hôtel et le temps n'a pas toujours été parfait cela ne fait rien la semaine à été riche en découvertes et c'est ce qui compte.

Pour vous faire patienter, voici 3 photos.

Bienvenue en REPUBLIQUE DOMINICAINE

La beauté des plages même sous un soleil voilé.

La vie de famille "des familles" dans un village à l'intérieur des terres.

L'album photos est en ligne les commentaires vont suivre.

Nous sommes chaleureusement accueillis à l'aéroport de Punta Cana(voir photo). Il est 17h50, heure locale. L'hôtel est réservé à Santo Domingo, la capitale. Nous négocions le prix, sans vraiment nous rendre compte de la distance. Nous nous mettons d'accord pour 50 €uros! Nous attendons un couple qui va faire le trajet avec nous jusqu'à Higuey.

Il est près de 18h 30 lorsque nous démarrons. La clim fonctionne à mort et je suis contente de me couvrir de ma veste polaire!!  Il fait très vite nuit. Je retrouve une ambiance africaine de petits commerces sur les trottoirs des villages.  Lorsque le couple est déposé, je pense que nous sommes près du but. Nous en sommes encore loin!! à chaque ville je pousse un ouf!! nous y sommes, hélas, non...c'est : La Romana.. San Pedro de Macoris, etc... Les chauffeur de camion en panne le long de la route ont allumé des feux de bois pour signaler leur présence. Notre chauffeur semble s'endormir. Il roule si doucement.. Son collègue fini par prendre le volant lorsque nous arrivons...enfin.. en banlieue de la Capitale.  Il est près de minuit lorsqu'ils nous déposent devant la majestueuse entrée de l'hôtel Mélia. Le casino adjacent, brille de tous ses feux clignotants. Les 50€ sont bien justifiés, comme les 5€ de pourboire qui font venir  un merveilleux sourire sur le visage de nos chauffeurs.

Je suis morte de fatigue. Il est près de 5h du matin en France. L'hôtel est grand, magnifiquement agencé, mais n'a rien d'un hôtel de vacance comme je l'avais immaginé! Malgré le sommeil qui embue mes yeux, je tire le rideau de la chambre spacieuse qui nous a été atttribuée poiur voir ....la mer!!!! Hélas, mon regard ne bute que sur le toit et des immeubles en face! Bon je dois dormir et demain j'y verrai sans doute plus clair.

Les photos sont dans l'album à gauche! 

Non... rien de  plus clair !!! Pas de bleu à l'horizon! Même le ciel c'est chargé de gris.

Après un copieux petit déjeuner au buffet de la salle à manger de l'hôtel et après réflexion, nous pensons qu'il est raisonnable de louer une voiture. La mer est de l'autre côté de la route mais, pour la plage il faut se se rendre à environ 40mm de voiture!!!!!  Moi qui pensais sauter dans les vagues dès mon réveil!!!!! C'est râpé!!

La voiture est là dans les 30mm. Elle va rester sur le parking, pour le moment nous allons à pied jusqu'au centre historique de Santo Domingo. Il fait très chaud, lourd, orageux. Il ne va pas tarder à pleuvoir et nous serons plus ou moins arrosés jusqu'au soir.

Nous partons par le Malecon cet immense boulevard de 15km qui longe la mer. Nous n'en parcourons pas beaucoup plus de 2 avant d'arriver à la limite du centre historique.

C'est le 6 decembre 1492 que Christophe Colomb pose le pied sur l'ìle.  Il ne s'est arrêté ni au Salvador, ni à Cuba mais ici, il décide de construire sa première colonie. Il s'installe d'abord sur la côte Nord mais après des difficultés se fixe dans la région de Santo Domingo. C'est ici que vont s'édifier : La première cathédrale, le premier palais de justice de toute l'Amérique.

La ville reconnue patrimoine de l'humanité par l'Unesco a été restaurée. Elle est pleine de charme, accueillante, les balcons travaillés, les fenêtres protégées de grille en fer forgé, les plantes qui en débordent, renforcent le côté espagnol.

Nous arrivons par les restes du fort, les murs d'enceinte et les tours en bordure de mer. Un monument montre la revolte des esclaves noirs en 1542. c'est Antonio Montessinos qui fera la première déclaration de justice entre les hommes, blancs et noirs!

Saint Domingue s'est construite en 3 étapes : La Isabella en 1494, North Isabella en 1498 et Santo Domingo le 5 août 1502. C'est cette même année que la première route pavée a vu le jour: la route des Dames, ainsi nommée parce qu' elle a été recouverte afin que les dames qui se rendaient au palais ne salissent pas leur robes.

La cathédrale construite entre 1514, date à laquelle Diego Colomb pose la première pierre et 1541 est de style gothique. La porte sur le côté est particulièrement magnifique. Le pape Jean-Paul 2 est venu 3 fois visiter Santo Domingo en 1979, 1984 et 1992.

C'est aussi au cours de ces années , en 1538, que voit le jour, ici, la première université de tout le nouveau monde.

Le fort domine la rivière Ozama - nom qui signifie : eau profonde navigable, en indien.

Saint Domingue s'est détaché de Haïti et est devenue indépendante le 27-02-1844 sous le nom de République Dominicaine.

Nous avons pris un guide de l'office du tourisme, 20€! Il faut bien faire travailler les locaux! Il parle bien le français et nous fait réciter pour voir si nous suivons bien!!!! Evidemment, il ne manque pas de nous entraîner dans une boutique de cigares et une autre pour des bijoux en ambre et en larimar, une pierre typique de la région. Elle est turquoise très clair, parfais veiné légèrement de brun. Je me laisse tenter par un ensemble pour ma fille!!! Le patron fait aussi le change à un cour intéressant.... beaucoup plus que la banque!!  Je me laisse aussi tenter par les cigares et moi qui ne suis pas fumeuse, je goute un cigarillos parfumé au chocolat !!! et ma foi, je le savoure en regardant les volutes s'envoler devant mon visage !!!

En bons touristes nous arpentons la rue piétonne à la recherche de cadeaux. Des enfants insistent pour cirer les chaussures de Jacky. Il essaie en vain de retirer ses pieds, ils sont au moins 5 et ils sont plus rapides que lui! Après paiement au premier qui avait sorti sa brosse, les autres demandent si... Alors je pense aux petits savons que j'ai emportés ce matin. Une maman, sa fillette dans les bras tend la main la première. Je n'aurais pas de savonnettes pour tous! C'est donc en faisant am stram gram que je les distribue.  Ils sont tous contents et il n'y a pas l'ombre d'une bagarre! Quel plaisir. Cela me rappelle Madagascar, où les enfants des rues se partageaient toujours ce que nous leur donnions.  

Nous rentrons par un quartier animé, en faisant quelques courses dans un supermarché bien modeste. Au milieu d'une placette un curieux monument m'interpelle. c'est un cône d'environ 2m de haut et sur chaque côté est représenté l'arbalète de Guillaume Tell avec le nom "Suisse" dans les 4 langues officielles. Le tout est surmonté de la pomme rouge dans laquelle avait tiré le légendaire Suisse!!

Nous prenons la voiture pour aller manger le long du malécon sur une terrasse en bordure de mer. Nous finissons la soirée au casino. Les tables de roulettes sont complètes et nous perdons notre argent dans les machines à sous.

 Les photos sont dans l'album à gauche!

Le ciel a le même habit de deuil en ce second matin....... Nous partons donc sans hésiter visiter l'intérieur de l'île. Direction Santiago.

Pour se rendre dans la seconde ville du pays nous empruntons l'autopista. Une 4 voies, traversée par des routes secondaires, par les piétons les chevaux et les ânes!!! Il faut être très attentifs.

Le long de la route tout une série de vendeurs se sont installés leur marchandise est présentée sur une étagère inclinée.  Que sont ces formes brunes, bien allignées? pour le savoir nous devons nous arrêter. Ce que nous faisons vers une fillette dont la maman, assise un peu plus loin, ne tarde pas à venir, puis le papa, qui traverse la route pour venir nous parler et surtout nous inviter à venir voir leur maison. Les formes brunes sont de grosses patates douces cuites dans la braise. Nous en achetons une pour notre repas de midi. Nous traversons voir cette maison qui date du temps du dictateur Trujillo. Celui-ci à régné en despote de 1930 à 1961. Il avait changé le nom de la ville de Santo Domingo en Ciudad Trujillo. Cette famille s'est installée dans cette maison abandonnée. Elle a toujours une belle terrasse et des bordures aux fenêtres qui résistent au temps. Du jardin, à l'arrière de la maison, la vue sur la plaine avec la rivière qui la traverse et les collines au fond est magnifique.

Sur l'arbre les corossols arrivent à maturité. Monsieur nous en offre un bien mûr!  Neuf personnes vivent dans cette maison. Les grands parents, le grand père est présent pour la photo, les enfants aussi, 5 en tout!.  Nous arrivons à avoir leur adresse et nous enverrons les photos au retour. Ils sont particulièrement accueillants. Nous sommes au Km 37....

La Vega est située dans une plaine de cultures extraordinaire : riz, bananes, arbres fruitiers, tabac,  et ensuite c'est une suite de boutiques de poteries, réalisées avec la terre argileuse.

La ville n'a rien de transcendantale.  Des ruelles grouillantes de motos, mobylettes et scooters. Des enseignes au-dessus de nos têtes et des petits commerces.

Le petit futé indique à voir : église et caserne des pompiers. Comment se repérer. Pas de problème, chevauchant sa moto un jeune nous montre le chemin en nous précédant jusqu'à la caserne. Elle est peinte d'un vert cru. Surpris de nous voir si plein d'intérêt pour sa caserne, le pompier dans l'entrée nous fait rentrer dans la cour.  Les vêtements sont pendus sous le porche, prêts à être enfilés en cas d'appel. Les camions sont sous un hangar face à la sortie. Dans le fond de la cour, un moto pompe d'un temps revolu reste exposée.

L'église est l'oeuvre d'un architecte moderne, plein d'imagination! des arches de béton, du fer forgé, des portes en bois sculpté et à l'intérieur un choeur en coupole.

Près de la place centrale quelques maisons ont gardé leur style espagnol avec des arcades dentelées. L'une d'elle est peinte en mauve sur une face !!!

Santiago, grande ville industrielle, beaucoup de lotissements et de très belles maisons. Ici aussi la ville grouille d'activité. Nous complétons nos achats d'alimentation pour le repas de midi dans la boulangerie située près de la place Duarte. Nous y trouvons du sucré et du salé et pour les amateurs toute une vitrine contient des gâteaux à la crème de couleur pastel.

Nous allons manger dans le parc. Nous sommes super bien à l'ombre des grands arbres dans un calme relatif. Il passe souvent des cireurs de chaussures, des vendeurs de bonbons, voir quelques tendeurs de main pour demander une obole.

L'église près de la place est en restauration et n'ouvre qu'à 14h. Stoïques nous attendons.  Sous la coupole, peinte de médaillons, qui domine le choeur, l'église renferme un très bel autel en acajou.

Dès que nous quittons Santiago, la pluie commence à tomber. Ce matin nous avons eu une forte averse le long de la route. Et cette grisaille est bien dommage car la région que nous traversons en prenant la petite route pour Puerto Plata est magnifique. Une route de montagne bordée de collines couvertes de tabac.  Je n'avais jamais eu l'occasion de voir du tabac en fleur. De belles fleurs roses, en forme de cônes, regroupées en bouquet au sommet de la plante.  Sous des paillottes au milieu des champs pendent des festons de feuilles qui sèchent.

Pas simple de traverser toutes les villes le long de la côte.  La route est étroite, la circulation dense et les travaux compliquent les choses.  Et, avec ce temps une quantité non négligeable de touristes que seraient étalés sur les plages débordent des trottoirs. 

Nous faisons un petit crochet pour admirer une de ces plages magnifiques. Une anse de sable fin et bien entendu.... je vais tremper mes pieds...c'est incontournable. Ce geste est pour moi indispensable dès que je vois de l'eau, je dois en mesurer la température!!!

Le soleil décline lorsque, traversant le village de Jamoa, nous voyons un attroupement et nous entendons des cris. Stop ! Il faut voir!!!  C'est un combat de coqs. Une seule femme autour du ring?  le spectacle est une affaire d'homme, ils crient, prennent parti, certains ne sont pas loin de l'apoplexie!! Le noir gagne... Sur un cri de victoire des uns et une déception criante des autres......

La route serpente au milieu de collines d'herbe verdoyante, parsemées de quelques palmiers.  Lorsque le soleil daigne lancer un rayon de couleur orangée, la beauté du paysage est saisissante  

Pour notre dîner nous nous hasardons dans un immenses complexe, aux alentours de La Vega. Son enseigne clignote de mille ampoules multicolores. Des gardiens partout, pas de voitures dans les rues, elles sont toutes dans les garages. C'est presque la cité de l'espace! Nous finissons par trouver le bar-restaurant, nous commandons sur une carte sans prix... mais, le principal, c'est que nous mangeons très bien et que la facture  est plutôt une bonne surprise.

Il est près de minuit lorsque nous retrouvons l'hôtel Melia.

Les photos sont dans l'album à gauche!

 J'en crois pas mes yeux!! il y a du ciel bleu et le soleil est déjà haut lorsque je tire les rideaux de la chambre!

Merveilleux!!! je revis!!!

Nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre avec le café mis à notre disposition et en route pour la plage, il ne faut pas attendre que le soleil change d'avis!

En passant devant le port nous ne pouvons pas ne pas nous arrêter quelques minutes pour admirer le bateau de croisière "Club Med 2" amarrer là! Quelle beauté! Quelle classe! Bon il viendra peut-être le jour où je me laisserai tenter par une croisière sur l'une de ces villes flottantes! Pour le moment j'ai encore besoin d'aventures et d'imprévus... mais  pour admirer la vie à l'intérieur, c'est tentant tout de même!

Il nous faut 40mm de voiture pour arriver jusqu'à la plage de Guayacanes. L'endroit est touristique! Tout le long de la plage se succèdent les bars et les restaurants. Les transats alignés comme des sardines invitent au farniente. Quant à la mer, elle est turquoise et transparente et s'allonge sur du sable fin et blanc. La barrière de corail située à environ 2km brise les vagues et on peut nager très loin en ayant pied! Parfait pour moi surtout que la température de l'eau est des plus agréable.

Les transats sont mis gracieusement  à notre disposition, mais tout de même il faut commander une boisson! Ce sera 2 pina colada.  et pour midi nous resterons là manger du poisson grillé. Excellent!  Je me gorge de soleil et fais mon plein de trempettes. C'est délicieux!

Nous revenons à Santo Domingo par l'autopista, gratuite au retour.Toutes ces autoroutes ne se paient que dans un sens : 30 dollars dominicain!

Nous allons manger sur le Malecon. Nous testons un nouveau restaurant. Un fond musical et un joueur de guitare trompent le clapotis des vagues.

Les photos sont dans l'album à gauche!

Incroyable, le ciel bleu n'est parsemé que de quelques cumulos-nimbus qui n'ont vraiment pas un air méchant... Je vais leur faire les yeux doux!!!!

Donc de nouveau plage. Cette fois nous changeons de côté et nous partons sur notre droite. Nous sommes surpris de voir avant San Christobal, le long de la route, un grand nombre de cabanes qui vendent des carcasses de moutons!!!! La viande rosée est très appétissante. Un seul soucis, pour qu'elle le reste il faut qu'elle soit vite vendue!!

Sur la plage de Sabana Grande de Palenque, nous sommes loin de l'effervescence d'hier sur la plage de Guayacanes! Quelques fauteuils et table en bois peints en bleu qui semblent abandonnés. Qui semblent seulement, car dès que nous sommes assis, un jeune homme vient nous demander le prix de location!!

Ici, pas de barrière de corail pour arrêter les vagues. Le sable est gris et assez grossier. Et de gros rochers en bordure de plage empèchent de nager très loin.  L'eau extrêmement transparente est d'une température très agréable! Nous sommes seuls à cet endroit. A l'extrémité de la plage, il y a un bar avec quelques personnes devant.  Nous somme très bien, sous les palmiers bercés par le flux et le reflux  des vagues.

Pour midi nous avons les bananes du supermarché et des gâteaux que nous avons achetés à une femme âgée qui tenait boutique le long de la route. Ils ont goût d'anis! Nous craquons encore pour le flan de semoule que vient nous vendre une jeune fille. Il servira pour notre petit déjeuner de demain.

Le coup de vent et l'averse qui nous surprennent en milieu d'après-midi n'altèrent en rien le bien-être de cette journée, ni la chaleur!

Nous prenons notre repas du soir dans une ruelle près de la place de la cathédrale. Ce petit restaurant expose aussi des oeuvres photographiques. Sur la place l'annimation est importante.

Les photos sont dans l'album à gauche! 

Toujours du soleil entre les nuages... Ce sera encore plage! Nous commençons par nous rendre en ville faire le change chez ce commerçant qui à notre arrivée avait les meilleurs cours!

Le Malecon est bouclé pour une fête. Pas facile de retrouver la route pour nous rendre à la même plage qu'hier.

A Nigua une grande manifestation politique en faveur du candidat local ( pour les élections de 2008!)a mobilisé toute la population et aussi certainement tous les amplis et enceintes. Chacun à son t-shirt violet et la musique explose de partout!

Cette fois nous achetons du poulet grillé et des bananes frites, sur le trottoir d'un village. Ce sera un délicieux repas de midi!! 

Il y a un peu plus de monde aujourd'hui, mais en dehors d'un groupe d'Italiens, nous n'avons que des locaux autour de nous.  Les jeunes se baignent habillés!! Les filles en robes les garçons en bermudas.  

Autant de monde sur la place de la cathédrale qu'hier soir. Nous restons là, sur une terrasse pour manger.

Les photos sont dans l'album à gauche! 

Dernier jour! Le ciel est mitigé! Nous allons laisser tomber la plage pour la région des cascades de Jarabacoa.

Nous reprenons  la route du nord en direction de La Vega. Cette fois nous nous arrêtons vers une vendeuse de noix  de cajoux et de vendeurs de poissons, merveilleusement alignés sur des perches. Ce sont des tanches et des carpes, péchés dans le lac voisin. Nous sommes très aimablement accueillis par les 2 vendeurs: un homme d'une trentaine d'années et un vieil homme.  

Les cascades sont situées dans une région de montagne. Nous montons et nous tournons! une légère brume stagne dans les vallées. El Salto de Jimenoa. Nous nous laissons convaincre par un jeune homme qui veut nous servir de guide .... Car... si la première cascade est facile d'accès, la seconde est introuvable sans son aide !! Prudents nous acceptons son secours pour la somme négociée de 300pesos !! Quand même!

Nous partons par le sentier tracé qui longe la rivière, puis nous empruntons un pont suspendu! ouille je frise la nausée, ça balance! Quelques impatiences fleurissent le long du chemin. La première cascade c'est vrai est facilement atteinte.  Pour la deuxième sans perdre de temps nous commençons une ascension digne de "Indiana Jones". Le sol humide glisse, il faut s'accrocher au racines, emjamber des troncs, passer sous des tuyaux qui conduisent l'eau dans la plaine pour les cultures, etc.... Lorsque le terrain le permet, il faut tout de même savoir s'arrèter pour regarder le paysage. La rivière coule en contrebas et se faufile entre des rochers multicolores et le canyon est dominé par une épaisse végétation. Nous arrivons dans une sorte de demi tuyau. L'eau tombe du haut et arrive dans une cuvette bordée de sable. L'endroit sert aussi de plage aux jeunes sportifs le dimanche!!! La descente est moins difficile que ce que nous craignions! Il faut tout de même de l'attention et de la prudence. 

Jarabacoa, quelques kilomètres plus loin est un village de montagne important, très touristique. Il doit être très animé le week-end. On y trouve aussi d'importantes résidences  secondaires! Nous y mangeons dans une charmante auberge, sous la terrasse couverte avec de ravissans petit lézards qui viennent nous tenir compagnie.

Ce que nous mangeons est-il typique ?  Nous avons choisi au hasard. Il s'agit d'un mille feuille composé de pain, jambon, fromage et aubergine! Ma foi c'est très bon et avec le service "attentif" et le cadre de verdure, nous passons un très bon moment.

La pluie ne tarde pas à faire son retour!  Et il pleut assez fort lorsque nous arrivons à Santo Domingo! Nous ne sommes pas en sucre, il ne fait pas froid, alors hop... nous visitons une dernière fois!!!

De la première église en pierre de toute l'Amérique, il me reste que les fondations et encore!!! Les pigeons en ont fait leur refuge! Nous nous rendont encore jusqu'à l'Alcazar ou la place désertée pour cause de pluie semble en attente !  Les terrasse des nombreux restaurants sont vides aussi, Nous sommes invités par un serveur à entrer au San Angel! Un établissement sur 3 niveaux, extraordinaire!!! Très classe ! le salle de restaurant au 1er étage est d'un baroque fou ! des fauteuils en peau de bêtes, d'autre dorés, très roi soleil! un sol fait de bandes de carrelage blanc entrecoupée de mosaïques de couleur. Sur la terrasse au sommet la vue domine la place, l'Alcazar et la rivière Ozama. Les tables sont toutes en decor floral fait en mosaïque. Magnifique!!! Nous ne résistons pas à prendre l'apéritif assis devant une de ces tables à abrités par un auvent!!!!

Pour le dernier soir ce sera Casino! Vu le temps!

Pas de problème, ce soir il y a de la place aux tables de roulette.  Nous tentons l'un comme l'autre tous nos N° fétiches.....rien, les pièces s'envolent les une après les autres. Nos mains sont presque vides lorsqu'enfin Jacky a jouer la bonne case et cette fois il ramasse....Ensuite, vient mon tour et de nouveau plus rien.  Nous faisons comme certains clients, nous commandons un repas : poulet grillé et frites de pommes de terre et bananes. Et... l'estomac plein nous sommes mieux inspirés... Nous commençons à accumuler quelques gains !

Bon nous ne faisons pas fortune mais le repas est gratuit et nous n'avons dépensé en tout et pour tout que : 25€uros !! alors !!

Les photos du voyage sont dans l'album sur la gauche!!



Il fait un soleil splendide pour cette dernière matinée sur le territoire. Direction Punta Cana afin de reprendre notre vol pour la France via Atlanta aux USA.

Nous longeons en partie la côte et traversons des villes importantes comme La Romana et Higuey. Toute la péninsule n'est plantée que de canne à sucre, les champs s'étendent à perte de vue. Souvent un palmier planté en bordue du champ ou entre deux parcelles, veuille en grand seigneur dominateur! Le ciel bleu a déjà disparu et les nuages gris ont tout recouverts....

Il nous reste un grand cornet de choses que nous avions apportées à distribuer. C'est Jacky qui  aperçoit un groupe de maisons le long de la route. Les enfants peu vêtus, voir nus se promènent sur le sol de terre. demi-tour. Dès que nous stoppons la voiture dans l'entrée tout le monde arrive : les mamans avec le petit dernier sur les bras, la grand-mère sa pipe à la bouche, les jeunes filles timides,  les adolescents curieux et le petit, complètement nu!!! C'est la fête!  la peluche est donnée au bébé dans les bras de sa maman, les échantillons de parfun aux jeunes filles et pour qu'il n'y ai pas de bagarre le sac est remis à la femme qui semble la plus âgée. Il y a aussi le vieux monsieur aveugle qui s'est glissé et qui à droit à sa pièce. Tous veulent se voir sur l'écran de l'appareil numérique. Leurs sourires font plaisir à voir. C'est comme à chaque fois l'un des plus beaux moments de mes vacances. Celui qui me laisse sans doute le plus profond souvenir.

Pas de bureau Europcar à l'aéroport de Punta Cana?????  Il fallait sans doute la rendre en ville?? Impossible de téléphoner ! Un premier employé à qui nous demandons conseil, nous indique le bon indicatif... re essai... rien.. Nous avisons 2 autres employés qui font eux-même le N°..rien.. L'un essai avec son portable.. Oui c'est le bon N°... Il part acheté du forfait et nous tend son mobile... Miracle tout fonctionne et un agent d'Europcar vient directement ici. Impossible de payer la communication, pas même de leur offrir un café! Nous avons été, pendant tout notre séjour agréablement surpris par l'extrême gentillesse des gens. La personne d'Europcar est tout aussi serviable!

Lorsque nous gagnons l'avion, nous évitons de justesse la pluie d'orage qui s'abat sur Punta Cana. Nous n'aurons rien vu des merveilleuses plages de Punta Cana dont tous les guides font l'éloge! Nous devrons revenir.  

Escale prévu à Atlanta ! Là, tout ce complique. Jacky à la dernière minute a pu acheter une bouteille de Whisky, cela le contrariait de partir sans! Il va bien le regretter. Oui en plus de tous les tracas administratifs que comprend tout passage par les USA, une employée nous indique qu'il faut mettre la bouteille dans le sac et s'adresser au bureau situé un peu plus loin. Nous nous exécutons, la jeune femme se contente de remplir une grande étiquette qu'elle fixe au sac à dos de Jacky. Confiant celui-ci dépose son sac sur le tapis de contrôle avec sa ceinture et ses chaussures comme il est demandé à tout un chacun. C'est alors qu'à la sortie du tunnel, un grand gaillard de la sécurité s'emparre de son sac et s'en va avec.... Plus de sac... Le temps que Jacky réagisse, il est loin pour de bon!!!
A l'intérieur du sac : caméra, billet de train, diférents papiers, les photos de notre arrivée à Punta Cana, le jeu de scrabble avec le dictionnaire électronique, etc......

Le responsable d'Air France qui reçois les doléances de Jacky se démène, en vain! Le sac ne partira pas avec ce vol!!!! Il promet de faire le nécessaire pour le retrouver. Jacky monte dans l'avion on ne peut plus léger !!! A Roissy, une note indique de s'adresser au service bagages. Le sac est retrouvé... il arrivera par un prochain vol et sera acheminé au domicile par DHL.  La promesse est tenue, le sac arrive en bon état, il ne manque qu'un demi-verre de whisky!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les vacances se terminent sur cette anecdote..... Je retrouve dans ma Haute-Savoie un ciel bleu et une chaleur meilleure qu'en République Dominicaine! Un comble...pourquoi aller si loin? et pourtant...... Je suis déjà le nez dans les guides, l'envie de partir, de découvrir est la plus forte !!!!!

 

 Vous avez à droite la rubrique des articles pour faire votre choix et pour trois voyages l'album photos  à gauche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 13:39

SICILE  NOVEMBRE 2006

Chatter n'est jamais anodin! C'est Massimo, un chatteur de Palerme qui va me décider sur ma destination d'escapade en solitaire. A cette saison, à la pointe de cette botte italienne, il doit encore faire bon?  Alors, c'est décidé je prends mon billet d'avion pour Palerme.

Vendredi 10

Avec le retard de l'avion il est près d'1h du matin lorsque je descends du bus place Politéama. J'apprécie la présence de Massimo à cette heure tardive de la nuit.

Je retrouve mes 20ans en montant sur son scooter, le visage fouetté par l'air frais de la nuit et les cheveux au vent.

Samedi 11

Dès 9h je sors de l'hôtel ARISTON, situé au 6ème étage d'un immeuble, pour prendre mon petit-déjeuner sur une terrasse de la place Castelnuevo face au théâtre Politéama. Le soleil est là pour me saluer et la terrasse bourdonne des travailleurs qui se retrouve autour d'un ristretto avant de rentrer dans leurs bureaux. Le chocolat, à l'image du café est mini et très serré, c'est presque de la crème!

L'office du tourisme est fermé, comme le "petit Prince" je reviendrai lundi !  Après avoir visité l'église San Domenico, je traverse le marché VUCCIRIA, l'un des plus ancien de la ville. Sur la place se trouve le poisson, les disques, la mercerie et les légumes et les fruits sont dans la ruelle très étroite et lui donnent de la couleur.

L'église de la Ste Trinité O Maggione est un havre de paix. La sobriété de l'intérieur et le cloître bon enfant accolé, invitent à la méditation.

Super! je reçois un guide en français pour le jardin botanique! Hélas, il y a si peu d'étiquettes qu'il est impossible de se répérer. Je croise un couple de Français tout aussi débousolé que moi.  Tout près, la Villa guillia à un très beau jardin à l'italienne avec des carrés bien tracés, des statues et un kiosque en béton peint dans les 4 angles.  Je profite de son calme et du soleil pour récupérer sur un banc!

la vue sur le golfe est magnifique. Sur la promenade, en bordure de mer sont disposés des matelas qui font le plaisir des jeunes tandis que les papas jouent au ballon avec leurs enfants sur les pelouses en arrière.

Je rejoins le centre par de petites ruelles tranquilles. Je découvre plein de merveilles : des églises, Sainte Thérèse entre autre, de belles façades, des portes magnifiquement sculptées dont les voitures et les scoters ne font aucun cas et toujours comme des bannières de la victoire au vent, du linge qui sèche!!!!

Il fait vite nuit. Une bonne douche et je ressors manger dans une trattoria sympa, quelques rues plus loin. A l'intérieur, des tables couvertes de nappes à carreaux bleus et des bougies. Le garçon fait mon menu, je lui fait confiance : antipasti, dorade grillée accompagnée d'une salade de tomates et le tout arrosé d'un verre de vin rouge sicilien.. évidemment! Le tout m'en coûte 25euros.

 

 Dimanche 12

Avant 9h je suis dans la rue.  Palerme est calme, très calme!

Je descends la Via Roma et j'arrive devant l'église Della Catena qui domine la place Marina envahie en ce dimanche matin par les brocanteurs.  Je remonte par la Via Maqueda, parallèle à la Via Roma pour aller visiter le Théâtre Massimo.

Je dois attendre 13h45 pour savoir si la visite a lieu ou pas!  Enfin, C'est oui! en anglais et en italien...tant pis pour moi!  La salle de concert est particulièrement magnifique. La loge royale est rutilante, comme tout l'ensemble des loges dans des tons de rouge et or! C'est grandiose! le tout est couronné de peintures au plafond  dans des tons de brun et rouge d'une grande finesse.

Dans les couloirs et les salles voisines sont exposées les robes ayant été portées par les cantatrices qui se sont produites ici et les photos des personnages célèbres qui ont défilé sur la scène.

En rejoignant le place des Quattro Canti je prends la Via Victor Emmanuel pour me rendre à la cathédrale, monument majeur de la ville. Je vais me contenter de l'extérieur, les portes n'ouvrent qu'a 16h30. Entre les horaires d'ouverture et de fermeture, quel casse-tête l'Italie! Mais, comme la pile de mon appareil photo rend grâce, je vais en profiter pour rentrer à l'hôtel. Un café, mon roman "pars vite et reviens tard" de Fred Vargas et reposer mes jambes, font une bonne coupure dans cette journée.

Quelques gouttes de pluie sont tombées et il fait nuit lorsque je ressors à 17h.  Les Palermois sont sortis et les rues grouillent de monde.

Devant le Théâtre Massimo, de chaque côté de la rue Maqueda, les vendeurs ont intallé des tables  où ils proposent leurs babioles : bijoux, lunettes, chargeurs, etc.....

La Cathédrale, construite au 12ème sciècle sur les ruines d'une ancienne basilique puis remaniée au 15 et 18ème, elle est de style arabo-normand. L'extérieur n'est que dentelle. Elle est construite tout en longueur. Le clocher est de l'autre côté de la route.

   L'intérieur est décevant. Un grand volume, sans travail artistique particulier. Une chapelle avec un autel en argent attire l'oeil tout comme cette curieuse ligne qui traverse le haut de la nef et qui porte de chaque côté les signes du zodiaque. Par un oeil de boeuf situé au sommet de la coupole, le soleil envoi un rayon sur chaque signe aux différentes époques de l'année.

La salle du trésor ferme à 17h30, je suis juste trop tard!

Encore un coup d'oeil à l'église San Guiseppe dei Teatini et en bagnaudant le long de rues, je rentre à l'hôtel.

Mes pâtes de midi sont encore âu niveau de mon estomac et je vais me contenter d'un gâteau dans ma chambre pour mon repas du soir.

 

Lundi 13

Sans tarder je vais à l'office du tourisme pour organiser la suite de mon séjour.

Le brave qui me répond ne semble pas enthousiaste de commencer sa semaine et en dehors des horaires de bus Trapani-Agrigente, je n'obtiens rien.  A la gare routière je n'obtiens pas plus de renseignements.

A pied, je gagne la place de l'indépendance pour prendre la bus 389 qui doit m'emener à Monréale. Là, je trouve un chauffeur de bus particulièrement serviable qui me conduit quelques 500m plus loin à l'arrêt de mon bus. Je le remercie, sans lui, j'aurai mis du temps à trouver!

Quel monde dans ce bus! C'est l'heure de retour des collégiens et ils sont dans ce bus comme chez eux!

Le temps d'admirer la baie de Palerme, noyée de brume, depuis la terrasse de la cathédrale et celle-ci va fermer, je dois attendre 15h30!!!!!!

Le cloître est lui ouvert et j'en profite. Une merveille! Chaque colonne est décorée  de mosaïques de verre de toutes les couleurs. Les colonnes de chaque arche ont des dessins difflérents comme sont différentes les sculptures au sommet des chapiteaux. Je passe mon doigt sur la pierre blanche, je m'approche des mosaïques pour les voir, les sentir. Je me lave les mains dans la fontaine siruée dans un angle : cela permet de rajeunir de 10ans... Je vais peut-être le faire deux fois....Il faut assurer!!! J'ai hâte de constater la véracité de ce dicton!!! L'endroit est calme, reposant, propice à la prière, c'était le but initialé, pour moi, ce sera à la réflexion.... Ma tête et mon coeur en ont besoin!!!!

 

Aujourd'hui, ici, il fait gris et presque froid. Une pizza accompagnée d'un grand thé chaud vont me faire du bien!

Dès l'entrée de la cathédrale, je reste bouche bée devant ce volume immense! Je comprends mieux pourquoi le guide du Routard conseille de prendre des jumelles. Impossible à cette hauteur de distinguéer les détails des mosaïques sur fopnd or de style arabo-bysantin-Normand! qui couvrent les plafonds et les arches. Les murs, jusqu'à une certaine hauteur sont couverts de rayures de mosaïques comme les colonnes du cloître. Quelques pièces dans un tronc permettent aux touristes d'éclairer le choeur et d'admirer le visage d'un immense Christ Pantocrator!  

 

 Lorsque je sors de la Cathédrale, il fait presque nuit, une légère brume pastelle baigne Palerme.

De retour place de l'indépendance, je rentre à pied par la Via Vittorio Emmanuel. La Cathédrale de Palerme est aussi très belle de nuit Comme la Porta Nova et son balcon voûté.

Je m'achète des gâteaux en pensant encore manger dans ma chambre. C'est sans compter sur le coup de fil de Massimo qui me propose de partager une pizza. Rendez-vous 20h45 ! Et hop! un petit tour de scooter et nous voilà dans un resto simple et sympa où il est bien connu. Il choisit une bière et moi un vin blanc sicilien. Si par "chat" ses phrases étaient courtes de vive voix il parle et comprend très bien le français! Et malgré notre grande différence d'âge (près de 30ans!!!) nous conversons à bâtons rompus de nos rencontres sur le net.....évidemment!!!

10h15, je suis de retour et je m'écroule littéralement.

 

Mardi 14

Debout 7h. J'ai dormi comme un loir! Je n'ai pas connu de nuit aussi profonde depuis bien longtemps. L'air sicilien semble me convenir!

J'ai mis dans mon sac à dos le strict nécessaire pour mes 3 jours d'escapade. Ma valise reste à l'hôtel Ariston.

Mon train pour Segeste ne part qu'à 9h40. Sur mon insistance, l'employé me note 2 départ de Segeste pour Trapani.

11h20 je suis à Segeste. La gare se trouve en pleine campagne. J'emboîte le pas d'un homme jeune. Nous sommes les 2 seuls à descendre. Nous allons faire toute la visite du site ensemble. Il est Tchèque. Il ne parle pas le français, extrêmement peu d'anglais, 3-4 mots d'italien, assez bien l'espagnol et très bien l'allemand! Ce qui ne m'arrange pas du tout! Et pourtant, nous allons parler de tous nos voyages, faire des comparaisons avec les sites archéologiques que nous avons visités dans le monde  et faire des commentaires sur celui-ci. Il est âgé d'environ 35-40ans. Sur cette route et sur le site tout en montée, pour m'aligner sur son pas, je ne dois pas mollir!!!!!!Il est très sympathique.

Nous sommes les seuls sur la terrasse de restaurant, face au fronton du temple, à manger notre pique-nique. (moi les gâteaux prévus hier soir!). Il fait très chaud. Le ciel est uniformément bleu.  Tandis qu'il retourne vers la gare prendre son train pour Palerme, je reste suele un moment, assise sur le banc au soleil. C'est délicieux d'être là, dans ce cadre fabuleux et ce calme. Je me sens tellement bien, loin de toutes préocupations!

 

Le temple, aux colonnes très simples (on suppose qu'il n'a jamais été terminé) est construit sur une colline. A ses pieds coule une rivière au fond d'un canyon. Il est entouré d'un terrain verdoyant et vallonné.

 

Encore plus de 2km de montée  à travers les herbes folles pour arriver au théatre. Il est construit au bord d'une vallée de champs ocres et verts, qu'il domine.  De là la vue s'étend jusqu'à la mer, au golfe de Castellammare. Ce théâtre du 3ème sciècle avant J_C est construit de pierres calcaires. Il pouvait accueillir 4ooo personnes.  Un peu plus loin se trouvent les restes d'une mosquée et sur le chemin de retour, les restes d'une maison troglodyte.

 

Mon train est normalement à 17h40 et pourtant vers 15h je prends la direction de la gare.  Est-ce mon ange gardien qui me guide? Sur un tout petit panneau accroché au mur de la gare, je lis : 15h40???? Je me renseigne vers le vieux monsieur appuyé au portail. "Si, si..." et nous entendons le sifflet du train sous le tunnel quelques kilomètres avant la gare "el treno arrivo...si!"  

Quelle chance! J'arrive avant la nuit à Trapani. Je file sans starder en direction de la vieille ville pour trouver un hôtel.  Je trouve une chambre au Moderno, qui, comme son nom l'indique vient d'être refait avec une touche "moderne".  25euros, le prix est en plus abordable!

Après Palerme, Trapani est un havre de paix, un petit bijou!  Tout y est clair, propre, les gens circulent  sans stress. Les vieux, à la tombée de la nuit, papotent sur les piazzas, assis sur des bancs de pierre à l'abri de grands arbres qui pendant les mois chauds les protègent du soleil dans la journée.

Les églises sont merveilleusment  éclairées.

Je m'enfonce dans une minuscule ruelle qui longe le bord de mer. le coucher de soleil dessine en noir les contours de la ville. par un minuscule escalier, je retrouve un peu de lumière!

Après un repas pris à la Taverne d'Angelo et malgré tout le charme tentant des rues de Trapani, je rentre  à l'hôtel! Mes jambes demandent grâce!

 

Mercredi 15

J'ai dormi d'un trait. Je n'en reviens pas!! Je déjeune d'une banane et de 2 biscuits et je pars découvrir la ville sous le soleil qui brille.

Je vais jusqu'à la pointe. Tout au bout, comme un appendice, copmme un point sur un I, le fort de Lazzaretto. Un ancien me montre un banc de poissons qui nagent à la surface, près du quai. Ils ne sont pas bons à manger, ils savent donc, qu'ils n'ont rien à craindre!

A mon arrivée dans la halle aux poissons, un ténor entonne un air d'opéra. Il est applaudi par tous ces collègues et moi-même.

Que de bateaux le long du port! Après ceux de pêche, ce sont les porte-conteneurs. L'activité du port comme celle de la ville est très contenue et il fait bon marcher en admirant l'architecture des bâtiments  de l'autre c'ôté de la route, entre-autre, l'ancien "grand-hôtel" dont, aujourd'hui, une banque a fait sa demeure professionnelle!

J'aprécie le café de la gare routière, très allongé d'eau! J'achète mon ticket de bus pour Agrigente. Non, rien avant 12h50!!!!!

Que faire? Un peu tard pour aller à Erice? je m'en vais tout simplement au jardin public profiter du soleil. Je m'installe, enlève chaussures et chaussettes, remonte les manches du T-shirt et celle du pantalon et bien installée je savoure, tout en lisant,  le ciel d'un bleu intense et la chaleur, forte, du soleil!

J'attire le regard des anciens qui se reposent sur les bancs voisins. L'un d'eux me fait de petits signes de la main avant de s'enhardir pour venir jusqu'à moi. Il connait la France par les reportages TV. Sa femme est à la "casa" pour faire le repas et je crois comprendre qu'il me propose de rentrer avec lui manger! Il est adorable! D'autres viennent aussi, les uns après les autres. Aucun ne comprend qu'une "bella dona" soit "sola"!!! Je traduis sans l'aide de dictionnaire.... Vanité quand tu nous tiens!!

Je m'aprête à partir lorsque je vois un homme qui passe pour la seconde fois en tenant ses clefs, visiblement,  à la main. Il me rattrappe : "sola?" si "come me" Il insiste pour que nous allions faire un tour en voiture! Le jeu de clefs...c'était çà? Je n'avais rien compris!! Il me fait remarquer que j'ai encore du temps avant le départ de mon bus! Non, mais! M'a-t-il bien regardé? Je finis par lui faire m'offrir un café que je déguste avec calme et lenteur et là, non vraiment, il ne me reste pas assez de temps!! Un café à 0,70 euros, ce n'est pas cher payé son audace!!!

Je me sens extrêmement bien en montant dans le bus pour 3h de trajet. Le soleil, le calme et le contact avec les anciens dans le parc m'ont dopé! Pourtant, est-ce le paysage monotone jusqu'à Castelvetrano ou le ronronnement du car? Mon esprit commence à vagabonder et et les mêmes questions refont surface : pourquoi? pour qui? Quai-je fait ou pas fait? Mes désirs vont-ils se concrétiser? Oui ces mots viennent sans cesse me tarauder. Je pourrai remettre encore aujourd'hui la phrase de mon journal de bord de l'Inde en 1990 : oui, là, je voudrai pouvoir me glisser dans les bras forts d'un homme aimant pour me faire entourer, avoir sa poitrine pour y poser ma tête! Pourtant, si cet homme était là, à mes côtés, saurai-je me laisser aller à cet épanchement?

Heureusement, pour chasser cette rêverie, le paysage s'anime, devient vallonné et couvert d'oliveraies et de vignobles qui se disputent l'espace. Les rangs bien tracés donnent des figures géométriques magnifiques dans cette campagne.

Je savoure la chance que j'ai d'être là, en Sicile et dans cette région si belle!

La ville d'Arigente est construite sur une colline à pic qui domine la mer. Les tous petits passages, les innombrables escaliers en font le charme. L'animation en cette fin d'après-midi se déroule sur la Via Aténéa. Il fait très bon : 18° à 18h30!

Les églises sont hélas trop souvent en travaux, comme la cathédrale, complètement fermée et l'église Santa Maria Greci en partie visible seulement. Cette église est intéressante par toutes les constructions différentes qui se sont succédées: orthodoxes, musulmanes et catholiques normandes!!  En contrebas de la rue Aténéa, c'est l'heure de l'office à l'église : St François d'Assise ou Immaculé Conception? je n'ai pas trouvé le nom! Je rentre. L'intérieur est blanc, murs et côtés sont couverts de superbes fresques.

Je mange au "Capriccio di Mare" situé près de l'hôtel Amici où je suis descendue.

 

Jeudi 16

Les murs de l'hôtel sont en papier. Dans la chambre voisine un ronfleur m'a empéché de dormir. J'avais l'impressions qu'il était dans mon lit! Ce matin j'ai sursauté lorsque de l'autre côté de la cloison quelqu'un a appuyé sur l'interrupteur!

Le petit déjeuner est servi à partir de 8h! Mais, a cette heure là, il manque encore beaucoup de chose! J'ouvre les stores pour mettre de la lumière et je commence à déjeuner puisque sur la table il y a pain, biscotte et confiture! Le beurre et le jus de fruit arrive 10mm plus tard.

Quitter la Sicile sans profiter de la plage serait dommage. Je vais donc prendre un bus pour pour San Leone, située à quelques kilomètres. Cette plage, bondée de touristes en juillet août, est complètement déserte.  J'apprécie le chant des vagues et ne garde que le slip de bain pour me bronzer au maximum. Un vilain nuage m'oblige à remettre mon t-shirt. Est-ce encore mon ange gardien qui veille sur moi? peu après arrive un homme entre 40 et 50 ans. Je suis incapable de comprendre ses paroles. Il s'assoit à quelques mètres et ne cesse de poser  sur moi un regard qui m'indispose.  Après l'avoir poliment salué, je fais celle qui ne le vois pas. Il est toujours là lorsque je pars prendre mon bus pour la Vallée des Temples.

 

Les touristes sont peu nombreux. Tout de même un peu plus qu'à Segeste!.Partout de grands panneaux indiquent que le site est devenu patrimoine de l'humanité sous l'égide de l'Unesco! Mais, devant les monuments pas de pancartes, pas plus que sur les chemins et il est difficile de s'y retrouver! J'essaie de m'en sortir avec le plan que l'hôtel m'a remis.

Le temple de Castor et Pollux dresse fièrement son angle restant au milieu des pierres et autres colonnes tombées à terre au cours des tremblements de terre. De là, en face, la ville  d'Agrigente est magnifique. Toute blanche construite à flanc de la colline.

 La Villa Aurora est fermée et le temple de la Concordia, en rénovation est couvert d'une toile. Le temple d'Hera à perdu son toit. Malgré tout le site est superbe et, aujourd'hui, mis en valeur par le soleil qui enjolive les pierres et le ciel bleu qui chapeaute le tout et les arbres qui ajoutent une touche de vert.

Je me perds à travers champ à la recherche des tombes Paléo-Chrétiennes.

Le musée, tout près m'avait dit la vendeuse de tickets, est tout de même à près de 2km! et la route monte! L'entrée principale est fermée et il s'en faut de peu que je ne fasse demi-tour. Cela aurait été dommage. Tout y est extrêment bien présenté et les pièces sont d'intérêt et très nombreuses. Il m'aurait bien fallu tout l'après-midi! je sens que je vais regretter d'être aller à la plage.

Il fait nuit lorsque je sors et courageusement je retourne jusqu'au site pour faire des photos. Je ne peux pas rentrer, mes billets ayant servi et je dois me contenter de photographier depuis le parking.

 A l'hôtel Amici, c'est toujours le même filet d'eau pour la douche!

Il y a toujours un monde fou dans la rue Aténéa! Il y a de quoi se perdre  dans ces ruelles et escaliers. Ma carte à la main, sur une minuscule piazzetta, je suis perplexe sur l'escalier à emprunter. Un garçonnet d'environ 7-8ans, vient spontanément à mon secours. Il comprend où je veux aller et m'indique droite, gauche, etc.... Il ira loin dans la vie!

 

Vendredi 17

Avant de prendre mon train pour Palerme, je vais visiter l'église Spirito Santo.

  Une belle entrée voûtée, avec colonnes, conduit au jardin et au cloître. La porte d'entrée est encadrée de fenêtres en ogive. La teinte beige-soleil de la pierre est chaleureuse.

  J'entre dans l'oratoire, puis je visite le reste du bâtiment transformé en musée ! Au dernier étage est rassemblé tout un bric à brac d'objets d'artisans, de viticulteurs et d'ustensiles de la vie quotidienne. Une grande salle est consacrée à une exposition de peinture et une autre aux objets religieux ou architecturaux récupérés lors de la rénovation.

Pour l'église dont le Guide du routard fait beaucoup d'éloges, il faut prendre la ruelle à gauche, descendre l'escalier, frapper au N° 11 et demander Mme Teresa! pas simple! Elle m'accompagne et me fait visiter cette église baroque. Le plafond en fait de caissons en bois et autour du choeur et sur les murs de la nef, d'immenses statues, moulées dans du stuc blanc, représentent des scènes de la vie de Jésus. La fresque au-dessus du choeur a dû être belle, mais hélas, elle a souffert!

En postant mon ultime carte postale, je suis interpellée, en français par un vendeur de CD sur le trottoir. "comment as-tu vu que j'étais Française?" "A ton allure!"  Ah bon!! C'est un Sénégalais venu en france, plus précisément à Marseille, pour le foot  et qui se retrouve vendeur sur un trottoir  de Sicile!  Nous échangeons nos adresses MSN.

A la gare je prends l'ascenseur pour me rendre sur les quais en compagnie d'un couple dont lui me dévisage des pieds à la tête. Coïncidence, je me retrouve assise juste derrière eux dans le train. Il n'arrète pas de se retourner. La manche de mon pull glisse sans cesse de mon épaule et découvre ma bretelle de soutien-gorge!!! Je fais ce que je peux pour remonter cette manche "coquine" et soustraire mon épaule à ce regard inquisiteur. Il finit pas s'assoir face à moi et fait venir sa femme. En définitif, le couple s'avère très sympathique.

Nous bavardons sans interruptioon jusqu'à Bagheria, où ils habitent. Nous partageons nos maigres victuailles : du pain dont je dois prendre la plus grande tranche! Je panique, sans beurre, comment vais-je pouvoir l'avaler? J'ai du chocolat que je découpe en carrés. Nous le partageons aussi et c'est parfait. Je sors ma carte de Sicile pour qu'ils puissent me montrer l'endroit où est fabriqué ce pain qui, ma foi est très bon. Nous nous quittons presque "amis". Elle trouve que le temps a passé " piu veloce". Elle a raison!

Pour me rendre de la gare au Palais des Normands que je veux visiter, je coupe par des rues transversales. Bon, c'était garantie : je me perds!!! Je découvre de belles façades cachées et une magnifique coupole, d'église ou de palais? qui dépasse des toits.

je suis terriblement déçue par la visite du Palais des Normands et la Chapelle Palatine! Impossible de parcourir les couloirs bordés de colonnes autour de la cour intérieure : il y a des sessions dans les bureaux! Quant à la Chapelle Palatine, du même style que la cathédrale de Monréale, tout de fois plus modeste, elle est au 3/4 couverte de toile pour rénovation suite au séisme de 2002.

 

Tout en bas, l'exposition Nova, regroupe , mosaïques, peintures, sculptures dans une salle dont les magnifiques peintures sont cachées par les tringles qui soutiennent l'éclairage.

Sorties des axes principaux, les rues et les placettes sont de petits quartiers indépendants. Les portes sont ouvertes, l'intérieur caché par des lannières en plastique de couleur. Le linge sèche devant chaque façade, de haut en bas. Les enfants jouent dehors comme si c'était leur propre cour.  Je rentre sous chaque porche. je vais voir, derrière chaque grosse porte ouverte et je découvre des patios, des colonnes, des fenêtres et des portes travaillées. Que de belles choses cachées derrière ces murs! Mais aussi quel travail pour remettre tout à flot!

Le long des rues il y a des oratoires où brûle une lumière et où sont déposées des fleurs.

Le marché Ballaro est le plus grand de Palerme. Il s'étale sur plusieurs rues et on y trouve de tout, aussi bien des antiquités que des babioles et, surtout, de l'alimentation. Je suis surprise des prix bas, des fruits, des légumes et du poisson. Avec notre €uros commun, il est facile de comparer les prix!

Place Bellini je jette un coup d'oeil dans l'église de San Cataldo, dominée de ses trois domes rouges,  extrêment sobre en comparaison de sa voisine la Martonara qui elle aussi est de style arabo-bysantin-normand!

Place Pretoria, au culot je demande à des policiers qui bavardent devant une porte cochère "est-ce que je peux entrer?"  sur ma bonne mine, ils me font signe que oui avec un grand sourire. le sommet de l'escalier débouche sur une cour entourée de bâtiments superbes. Das façades travaillées, des couloirs, etc...

Je rentre dans chaque église ouverte et c'est toujours un émerveillement. St François d'Assise et ses statues en stuc de Giovanni Serpotta.

Ce soir c'est Massimo qui cuisine, des pâtes, évidemment!! Rendez-vous 21h30! Je retrouve de nouveau mes 20ans, je me sens même mieux qu'à cet âge là, cheveux au vent, le visage fouetté par la fraîcheur de la nuit, accrochée à la taille de Massimo! Ses pâtes sont délicieuses et le vin aussi. C'est un connaisseur! C'est décidément chez lui que j'aurai bu le meilleur!

Il me reconduit avant minuit pour éviter que le charme ne se brise! le carosse (scooter!).... la citrouille....etc... Je ne vais pas vous raconter l'histoire de cendrillon!!!!

 

samedi 18

Ce dernier jour, je vais le passer à Cefalu. Une heure de train m'en sépare. Alors hop ! direction la gare !

Il fait un temps magnifique ! Je marche bon pas, les épaules rejetées en arrière, le regard droit devant. Je me sens tellement bien que je passe sur le côté de la gare sans l'a voir !!!! Ce n'est qu'en découvrant un quartier"plus ordinaire" que je ne connais pas encore, que j'ai un doute! Demi-tour !  Bon, je vais devoir attendre le train de 10h20, le précédent vient de me filer sous le nez !!!

Je prends Cefalu à bras le corps en m'affalant de tout mon long sur le trottoir. Heureusement l'endroit est désert! Je retrouve mes esprits, colmates les brèches avec les pansemants que j'ai dans mon sac et hop, je repars!

Si cette ville n'est pas St Tropez, nous en sommes encore loin, il y flotte tout de même un air de station balnéaire : pantacourt, bermuda, chemisette ou t-shirt manches courtes et même un groupe de touristes japonais devant le Duomo !

La cathédrale est dans le style de celles de Monreale, La Martonara ou la Chapelle Palatine. Le choeur est dominé par un immense Christ Pantocrator de mosaïque sur fond doré! Dans la chapelle de gauche, un magnifique autel en argent resplendit et à droite, devant le jubé et avant les échafaudages de rénovation, un grand bénitier de pierre est entouré de quatre lions.

Tous les commerces sont ouverts, il y a beaucoup de boutiques de souvenirs, d'artisanat et les promeneurs ont une décontraction de vacanciers. C'est une station peine de charme ! Comme partout, plusieurs églises trop délabrées, ont fermé leurs portes.

Je me perds une fois de plus, volontairement, dans le dédale des ruelles si étroites qu'il est facile de se serrer lamain d'un balcon à l'autre. J'arrive au lavoir.

             L'endroit est curieux. Des gargouilles déversent l'eau d'une rivière souterraine dont personne n'a trouvé la source.

Sur plusieurs rangs, des bacs en béton avec plan incliné ont été construit pour faciliter les lessives. Un "nomade" y fait sa toilette et un voisin vient puiser de l'eau. Elle est très claire!

Le port avec ses barques accrochées à quai ou qui reposent sur le sable est adorable. Le sable est tentant, le soleil séduisant, je craque ! J'ai des bananes et des biscuits cela devrait suffire comme repas de midi. Contre le rocher, dans un endroit tranquille, je me mets en bikini et je me "dore la pilule" Jusqu'à 16h  en dévorant le livre de Fred Vargas "Pars vite et reviens tard". Ces heures passent très agréablement entre lecture, regard sur la mer et sur les quelques personnes  qui passent sur ce coin de sable.

Je marche jusqu'à la plage située tout à l'autre bout de la ville et je reprends mon train. Une heure plus tard je suis à Palerme. Il fait nuit. Les décorations de noël commencent à faire leur apparition. Les rues sont noires de monde! Dans les magasins débute l'effervescence des achats de cadeaux !

Une bonne douche, et je sors profiter de ma dernière soirée Palermoise.  Je m'installe sur une terrasse. Je savoure de manger dehors en ce 18 novembre, par une température bien agréable!

Je traînasse encore avant de rentrer. Dans ce quartier de Politéama-Castelnuevo, à près de 23h, les vendeurs installent leurs étals! Jusqu'à quelle heure vont-ils rester là?  Je suis dans le sud et bien loin de nos villes où dès la fermeture des magasins les centres deviennent deserts!

Vais-je dormir cette nuit? Malgré le bien-être que j'ai ressenti en traînant dans les rues ce soir, je sens que déjà, mes idées, mes doutes, mes pourquoi, refont surface, comme autrefois lorsque je travaillais et que la dernière nuit des vacances était peuplée des soucis professionnels qui se rappellaient à moi. Là, je ne dois pas gâcher les bienfaits de ces 10 jours pendant lesquels je me suis sentie si bien!  Il me reste encore demain pour le voyage de retour et lundi il sera temps d'aviser et éventuellement de mettre en oeuvre les décisions qui ont germée pendant ce séjour!

 

Dimanche  19

Voilà, la valise est bouclée.

Mauvaise surprise, aujourd'hui c'est le marathon de Palerme et le bus pour l'aéroport ne va pas s'arrêter place Politéama. Après renseignements téléphoniques, il ne va pas s'arrêter trop loin et je vais pouvoir m'y rendre à pied.

Dès que j'y arrive, je suis abordée par un chauffeur de taxi-bus. 45€ ! Ca ne va pas !le bus coûte 5€ ?? On marchande dur. J'en reste à 10€ lui à 15 et il embarque ma valise. Je lui conseille d'attendre un peu qu'il va arriver d'autres clients pour remplir son bus! Mais bon je n'ai plus qu'à monter! Arrive juste un couple, il discute avec eux et remonte en me disant : "10€ pour toi".  A l'arrivée, difficile de récupérer ma valise. Il insiste sur le fait que j'ai du temps et qu'il aimerai m'offrir un capucino dans le village voisin!!!!!! Il a beau passer son bras autour de mes épaules, je reste ferme et nous buvons le capuccino à l'aéroport et j'insiste pour avoir ma valise. Je sens que Philippe n'est pas content!!!!! J'attends sur un banc lorsque je fais la connaissance d'un autre Italien qui lui habite l'ìle de Lampedusa, au sud de la Sicile. Il a un bateau et fait visiter les alentours de lîle aux touristes. Je rebois un cappuccino et cette fois Pietro m'accompagne jusqu'à l'embarquement de l'avion, où je lui fais un signe de la main, comme à une vieille connaissance, avant de m'engager dans le tunnel.

A Rome, cette fois j'ai le temps de manger un sandwich. Tiède, il est fait de pain très fin et fourré de fromage et de jambon de Parme. Un délice!!!

A Genève je retrouve ma fille, la pluie et la circulation! Je lui raconte les faits marquants de ces vacances et mes différentes rencontres. Elle si réservée, n'y croit pas!! Elle craint plus pour moi, que moi-même!

Minuit, ma valise est vide, la machine à laver tourne. Demain mon esprit sera-t-il aussi lavé de tout ce qui était avant et ne gardera-t-il que ce que j'ai vécu pendant ces jours???

Pour l'instant, je vais dormir, demain sera un autre jour !

 

 Pour terminer mon récit par une note pigmentée!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 13:28

Jour 14 - jeudi 10 août

6° au matin, ensuite c'est sur les écrans extérieurs des stations service de Reykjavik que je vais noter : 10-11° dans l'après-midi. A certains moments de la journée, avec le vent, il doit faire moins de 6°, c'est certain !

Bon, la marche que nous envisagions de faire ce matin est vite abandonnée. Le landmannalaugar est englouti par un ciel gris opaque. ok, je parle pour moi mais :

                                       Le matin, un ciel de plomb,

                                       Rend le pélerin grognon !

Nous quittons malgré tout le Landmannalaugar à regret.

Direction la région des lacs de Veidivotn. Pour y arriver, il faut passer les deux gués tout de suite après  le camp et encore deux autres  avant d'arriver à l'oasis des lacs, dont un où l'eau passe par-dessus le capot du 4x4.

Sur plus de 20km, nous traversons  une région lunaire. Tout est noir de chaque côté de la route et jusqu'à notre ligne d'horizon. Des plages de sable noir, des cratères noirs, des dunes noires  , le tout entrecoupé de lacs comme des miroirs tombés du ciel. Pas un brin d'herbe si ce n'est, quelques parcimonieuses touffes d'arméria maritimes, encore elles, juste avant d'arriver au but, à cette oasis d'eau et d'herbe, enchâssée dans un écrin de velours noir !

Cette région de Veidivotn est le paradis des pêcheurs. Il y a un aérodrome tout près. Autour, des cabanons de bois qui servent de résidences secondaires. Le seul commerce ne vend que des produits...pour la pêche ! Près de la boutique, un homme se prépare. Il est habillé comme un martien : une longue combinaison de toile ciré verte, doublée de laine de mouton. Il ne doit pas souvent faire chaud. J'espère au moins que les épuisettes sont vite remplies.

Il soufle un vent glacial à pétrifier sur place les pauvres français que nous sommes.

Au retour, nous passons relativement près d'un de ces lacs. J'ai envie de vérifier la température de l'eau. Ces lacs sont alimentés par des nappes souterraines. Le feu de la terre est si près de la croûte terrestre en Islande que l'eau est peut-être moins froide qu'il n'y paraît? Sitôt dit, sitôt fait. J'enlève chaussures  et chaussettes, remonte le pantalon jusqu'aux genoux et je cours sur le sable noir qui forme une belle plage autour de cette pièce d'eau. Un pied....Puis l'autre.... ouille..ouille... Je n'ai encore rien testé d'aussi froid ! L'eau du torrent sortant du glacier Skaftafelljokull était tiède en comparaison.

Un air humide et glacial me saisit lorsque nous pique-niquons un peu avant Reykjavik. Je me couvre de mon bonnet et même de mes gants! La pluie se met de la partie et pour la première fois depuis le départ, nous devons boire notre café à l'intérieur de la voiture.

Nous logeons dans Reykjavik à la Guest-house : Aurora. Plus exactement dans une maison indépendante située dans une ruelle à quelques mètres de la maison de nos hôtes. Pas de temps à perdre, nous devons absolument nous rendre au fameux "Blaa Lonid" plus connu sous "Blue Lagoon" " le lagon Bleu" qui se trouve à 50km de la capitale.

C'est un endroit hautement touristique. tout y est extrêmement organisé : bracelet électronique pour entrer, sortir et fermer le casier. Des douches avec savon, des vestiaires, des sèche-cheveux, etc.... Ce bassin d'eau turquoise s'étend sur 5000m2. C'est une résurgence du trop plein d'eau chaude de l'usine géo-thermique  toute proche, qui s'est déversé au milieu d'un champ de lave. Sa couleur turquoise est due à sa pureté, à sa forte teneur en silice et à une algue microscopique bleue-verte. La température de l'eau est agréable, juste un peu plus chaude par endroit ce qui permet à chacun de choisir à sa convenance. Des bacs de silice sont à disposition pour se faire des masques gratuits. Chacun se couvre le visage de cette pâte blanche, se masse les bras, les jambes pour les plus souples ou se fait masser le dos par son voisin ou sa voisine.  Nous allons ressortir tout beaux,  tout doux, tout lisses et propres comme des sous neufs!!! Dans les bâtiments sont à disposition : des saunas et un hammam. Dans les vestiaires femmes, C'est la plus grande liberté, toutes les femmes ou presque se promènent nues, sans complexes, de la plus mince à la plus en chair !

Dans la boutique, pour continuer les bienfaits de ce bain, on trouve toute une gamme de produits de soins : Blue Lagoon évidemment !

Cette fois, Jacky n'a pas résisté, il a enfin pris son premier bain chaud !!

Ce soir restaurant. Nous sommes surpris, le service pratiquement partout, se termine vers 21h-21h30. Nous nous installons au "Jomfroin" pour un plat moyennement typique : truite accompagné d'une macédoine de crudités et de pomme de terre au thym. Le prix 1450 Kronas, c'est le plat du jour. Nous accompagnons ce plat d'un verre de vin blanc que nous offre (enfin!) Cécile. Verre de vin qui vaut tout de même 690 kronas ! Nous commandons encore un verre de "Bennivin" l'alcool local, juste pour goûter entre nous quatre. C'est un alcool blanc très parfumé. Différentes herbes dont il me semble de l'angélique, cette plante qui pousse partout à l'état sauvage, entre dans sa composition.

Les restaurants ferment tous à 22h, ensuite il y a les bars, le plus souvent avec musique en live et éclairage intimiste donné par des bougies.

 

Jour 15 - vendredi 11 août

Dernière matinée.. 9° au compteur, il fera 11° lorsquw nousa qutterons la ville vers 13h.

Nous bouclons nos bagages et nous partons en ville dépenser nos derniers kronas.

La cathédrale catholique domine la ville. Elle est propre et sans fioritures. Une chose surprenante pour Claudine (qui est ma soeur!) et moi. Le saint qui est né dans notre ville de Bretagne : Saint Louis Marie Grignon de .....Montfort, est honoré dans cette église! Pourquoi? est-il venu ici? Est-ce parce qu'il a fondé l'ordre des soeurs de la Sagesse ? Est-ce les frères Montfortains qui sont venus fonder une congrégation ici? Nous devrons nous renseigner!

Reykjavik, "la baie des fumées" capitale de l'Islande, fut fondée en 874 par le viking Ingolfur Arnason.  Cette ville de Reykjavik est en pleine expansion. Nos avons vu les nouvelles constructions, à l'extérieur de la ville, hier soir. Pas de recherches architecturales, ni de recherches d'implantation. Des couleurs fades qui sous le ciel le plus souvent gris, ne vont pas aider à maintenir le moral des habitants. Pas de balcon et là je peux comprendre, des fenêtre, toujours sans volets, plutôt petites pour ne pas laisser la chaleur s'en aller? ou le froid d'entrer? Les toits sont souvent blancs et donnent l'impression d'une neige qui s'y serait accrochée.

La ville de Reykjavik compte environ 100.000 âmes, près de 200.000 avec la grande banlieue soit environ 65% de la population de l'île!

Ce matin un peu d'animation dans le centre. On trouve beaucoup de bars, de restaurants et de magasins de souvenirs où nous pourrions nous croire en France  à entendre parler l'ensemble de la clientèle.  Nos trouvons avec beaucoup de difficultés la minuscule boutique d'articles de noël dont Claudine a pris une documentation à l'office du tourisme. Elle est située au fond d'une cour et ne fait pas plus de 3m sur 3. Il faut bouger avec prudence pour ne rien renverser.

Nous mangeons au "Litti Bjoti" là où hier soir, nous étions trop tard pour le buffet. La serveuse est souriante, charmante, c'est suffisamment rare pour être souligné. L'islandais est plutôt froid. Menu : croque-monsieur, salade, gâteaux à la noix de coco et café expresso qui couvre à peine le fond de la tasse.

 

Retour

A l'aéroport, nous retrouvons nos amis ardéchois. tout le monde rentre au bercail! La queue à l'enregistrement est interminable!

Encore quelques achats avant de nous rendre en salle d'embarquement. Nous décollons à 5h45 avec plus d'une heure de retard.

Paris : récupérer les bageges, faire nos adieux à Claudine et Cécile qui partent avec Christelle, la fillle de Cécile,  venue les chercher et pour Jacky et moi, trouver la navette pour l'hôtel 1ère classe.

Il nous faut changer de terminal. avancer au bon endroit sur le trottoir et ...ouf... nous y sommes. Il est 1h du matin lorsque je peux, enfin, me glisser sous les draps.

Au réveil, ce qui me surprend, c'est la nuit. Et oui, je m'étais habituée à ouvrir les yeux sur du grand jour. 11° comme température, ce n'est pas mieux qu'à Reykjavik hier midi. La reprise des habitudes va se faire en douceur.

 

Pendant ces deux semaines, j'ai engrangé principalement des photos de paysages grandioses et de bons fou-rires entre-nous.

Notre programme dressé par Grand Nord Grand Large a été sans faille et aucun souci le long du parcours n'est venu perturber notre emploi du temps.  

Mes seuls regrets : un ciel bleu inexistant, l'absence des macareux et le manque de contact avec la population.

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 14:12

Jour 12 - mardi 8 août

3° et icône neige sur le tableau de bord au départ. Aurons nous de la neige? Non, la température remonte à 4° et elle ira jusqu'à 14° en cours de journée. Et après une toilette au lavabo du chalet, moi je vous dis que :

                        Eau froide du matin réveille complètement le pélerin!!!

La piste est humide et le fleuve devenu boueux après les pluies de la nuit a pris une teinte beige foncé. Nous repassons le gué de la cascade Gyjarfoss et un autre avant le lac Hvitarvatn. Là, en traversant la rivière Fulakvis  l'eau passe par-dessus le pare-brise. C'est très impressionnant. Je demande au couple passé précédemment et qui nous a filmé de nous envoyer la photo....Ce sont évidemment des français.. de la Drôme!

Le langjokullntrempe trempe un pied de son glacier dans le lac.

les oies se rasssemblent en vue de la migration.

Le gîte au bord du lac Hvitarvatn, est le plus ancien d'Islande. Il est minuscule, une pièce cuisinette+chambre au rez et un mini-dortoir en haut de l'échelle. La porte est ouverte et les utilisateurs déposent leur contribution dans la boîte à l'entrée. Les WC sont à l'extérieur.

Toujours la piste au milieu de la caillasse comme hier. Nous doublons nos cyclistes d'Auxerre, toujours souriants, je dirai même fringants quand j'apprends qu'ils ont passé la nuit sous tente, en pleine nature, loin de tout et qu'ils font une moyenne de 90 km par jour!. Encore une fois Chapeau!!

Gullfoss "la chute d'or" : deux cascades qui entraînent l'eau du fleuve Hvita, de plateaux en plateaux en tourbillonnant et en se fracassant contre la falaise du canyon qu'elle a creusé au fil des ans.

Quelques kilomètres plus loin, nous sommes sur le site de Geysir "celui qui jaillit". c'est le grand geyser de ce site. C'est ce Geysir qui a généralisé le nom de geyser. Nous avons la chance d'être assez près lorsqu'il jaillit, énorme, puissant sous la forme d'une grosse colonne de vapeur d'eau. C'est le bruit énorme de soupape de cocotte minute qui me fait me retourner. Nous attendons encore un peu en vain. Cet ancien geyser ne se manifeste que rarement. Près de là, le Strokkur lui, n'est pas avare. Toutes les 5-6mm, l'eau tremble, forme une bulle bleutée et le jet de vapeur, qui peut atteindre 30m de haut, s'élance vers le ciel. Le ciel gris-blanc d'aujourd'hui l'absorbe rapidement.

Fludir est un centre important, pourtant, la ville est tellement étendue que nous n'y trouvons aucune animation. Nous profitons de faire le plein d'essence et de nourriture pour demain, puisque ce soir nous prévoyons de manger à la Guest-house. Pas de vin ici non plus, uniquement de la bière à 2,5°. Cécile demande : "où se trouve le magasin d'alcool?". la vendeuse réfléchit : "hum.... à Selfoss..." "rien de plus près?" "non". Nous ouvrons de grands yeux! Selfoss est à 60km! Difficile de comprendre que le pays détient le record des meurtres dû à l'alcool! Comme quoi, rien ne sert de sévir!

 

Partout des serres, ce sont ces cultures qui y sont faites qui font de Fludir une ville importante. Jacky va voir si nous pouvons visiter l'une d'elles? Pas de problème à condition de ne rien toucher. Cela va de soi! Nous pénétrons dans un univers de tomates. Les pieds partent de bandes de terre de 20cm de large. au sol les tomates cerises et à 1m au-dessus du sol dans une bande de terre similaire, les tomates longues, rondes qui poussent sur de véritables lianes entourées sur elle-même!! Incroyable, je n'avais jamais vu des tomates pousser comme ça! Dans l'entrée une équipe d'ouvriers prépare des brocolis qu'ils mettent en cagettes.

Pour la première fois depuis le départ, nous interprétons mal une indication de GrandNord Grand Large pour nous rendre à notre logement. Nous trouvons enfin une jeune fille pour nous remettre sur le droit chemin.

Le pot chaud, grand bassin de plein air entouré de bois, est tiède et le vent froid, ce qui ne tente personne!! La douche à l'intérieur est elle, extra!!! Pas de chance, ce soir exceptionnement, pas de repas à la ferme. Nous pouvons utiliser la cuisine. C'est Claudine qui fait la cuisinière avec les denrées prévues pour demain. Nous retrouvons nos amis ardéchois!

Pendant que chacun s'occupe ou papote, je m'en vais seule voir le coucher de soleil. Je marche sur la route dans une lueur entre chien et loup. En me retournant je vois notre gîte et toute la campagne environnante baignée d'une douceur rosée. Près d'une ferme au sommet de la colline, une bonne trentaine de chevaux paissent. Un gris tacheté vient me saluer. Deux autres se font des bisous, s'enlacent cou contre cou. Plusieurs autres deux par deux, se frottent, se caressent la peau sous la crinière, glissent leur museau peau contre peau. Est-ce un peu de tendresse avant la nuit? Deux autres s'embrassent, se cabrent et partent ensemble au galop. Ils sont de toutes les couleurs : gris tacheté, brun, blanc, noir. Ils sont magnifiques, de couleurs et de stature, de tendresse les uns envers les autres et d'émotion pour moi qui reste là à les regarder sur fond d'un soleil couchant qui se faufile entre les nuages.

Je me sens super bien là, seule, dans cette campagne avec les chevaux pour voisins. Dans ce silence uniquement troublé par le hennissement de mes amis. Dans un calme, une lueur, une douceur qui me porte au blues, à une mélancolie de bien-être, une mélancolie sans douleur.

Oui, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, ourle la bande de nébulosité gris clair qui sert de toile de fond à la montagne qui, elle, se borde d'un liseré d'or.

 

Jour 13 - mercredi 9 août

Température de 6 à 14°

                    Pélerin,

                    Ne te fie pas au soleil du matin!

                    Ta petite laine pourrais regretter dans la fraîcheur, c'est certain!

La tête de notre lit est contre la fenêtre, sans volet évidemment et exposée plein Est.

3h, il fait grand jour. 5h, le soleil sort de derrière la montagne, face à moi qui réveillée le regarde. Le ciel est d'un bleu limpide et me met du "coeur au ventre", me dynamise.

Vite une petite toilette au lavabo de la chambre, préparer mon sac, remplir les thermos en compagnie de la jeune fille blonde, charmante, un rien indolente, qui prépare le petit-déjeuner. Vite avaler celui-ci copieux à l'image de tous les autres + mousse de foie et 2 mousses de poissons.

Je ne veux pas traîner. Il faut profiter au maximum de cette journée qui s'annonce si belle.

Brr..... La fraîcheur extérieur surprend. Je suis en Islande, il n'est que 8h du matin, je ne dois pas l'oublier.

La campagne rit de se voir ainsi réchauffée. Derrière les montagnes noires le Langjokull étale sa blancheur. L'herbe, couverte de rosée, éclate, rit, brille de mille diamants.

Indispensable arrêt au super marché de Fludir. La nourriture des yeux ne suffit pas, quoique pour moi.. des fois... Enfin bon il faut aussi penser à celle du ventre.

Vallons verdoyants, glaciers de tous côtés et ciel bleu au-dessus de tout ça, je revis! Je me rends compte à quel point le ciel bleu m'a manqué depuis le départ.

Toute la région est reboisée. Des peupliers le long des champs et quelques parcelles de sapins.

Dans la vallée de Thorsardalur, la ferme de Stong, dévastée par l'éruption du volcan Hekla en 1104 et dont les restes ont été mis à jour en 1934 par des archéologues a été reconstruite selon les plans d'origine. Plusieurs pièces communiquent entre-elles. Le grand hall à vivre avec sur les côtés les lits, un lit clos pour les maîtres de maison. Au fond, le séjour où la femme faisait ses travaux manuels, comme carder la laine. Sur le côté la laiterie. Tout en haut, face à l'entrée les sanitaires et un peu plus loin un petit local pour entreposer la nourriture, fumer la viande et le poisson. Tout l'extérieur est en tourbe.

Rien de très intéressant dans la montée au mont Hekla et nous faisons demi-tour avant le sommet.

Par contre, la vallée de Landmanahellir est superbe. Est-ce une sorcière sur son balai ou un troll qui une nuit s'est amusé à vider des seaux de peinture d'un vert vif au sommet de montagnes volcaniques noires? Le résultat est parfait ! Les coulées de verdure dégoulinent le long des failles très noires, alors que sur certains sommets perdure la neige.

Après avoir traversé la rivière, la plaine s'élargit. Là, un camp et des élevages de chevaux. Une grande partie de ceux-ci s'en vont en file indienne, encadrés de cavaliers à l'avant et à l'arrière.

Nous sommes loin d'être les seuls au camp de Landmannalaugar. "C'est St Tropez au mois d'août" dit Cécile. Oui, mais, ici, les touristes ont un tout autrre look : chaussures de randonnée aux pieds, pantalon à poches, souvent transformable en short et un coupe-vent.

Nous serons 12 dans les 5m50x4m50 de notre chambre : Litla loft. Nous serons allongés comme des sardines dans leur boîte. Nos collègues ardéchois partagent la chambre.

Sans tarder, nous partons à la découverte de ce Landmannalaugar. Les roches d'obsidienne, tombées là sous la colère d'Hekla, ressemblent à des sculptures. La montagne s'est habillée de toutes les couleurs : beige, gris, rosé, jaune, bordeaux. Au milieu, dans les gorges l'herbe verdit. Des fumerolles sortent des éboulis de roches volcaniques. Nous prenons le thé, les fesses au chaud assis sur ces pierres. Par endroits le soufre jaune et blanc s'est entassé pour former une collerette autour du bouillonnement.

Nous redescendons en longeant le torrent.

Au fond de la vallée pousse une herbe vert-tendre agrémentée d'un zigzag  blanc de joncs de coton. Le chemin débouche au milieu d'une roche vert bronze, l'eau chante à mes pieds, au fond mon regard bute sur la montagne enneigée précédée d'une prairie fleurie, le tout couronné de ciel bleu!...

Elle est bien belle la vie quand elle prend ces couleurs !!!

On y va, on y va pas?

Oui, on y va! prendre notre bain chaud dans la rivière, à 100m du camp, au milieu de la prairie. Nous ne sommes pas les seules, Claudine et moi. C'est un amoncellement de vêtements par terre et sur la barrière du ponton de bois.  L'endroit est très agréable. L'eau est claire, pas profonde et le fond est tapissé de petits gravaillons ronds qu'il ne faut pas trop remuer : le dessous est brûlant! Rechargée d'énergie et de soufre, après une bonne heure de trempette, j'enfile mon survêtement et je trouve qu'il fait très bon. Le vent est tombé. Le ciel est clair et je partirai volontiers pour une marche.

Nous finissons le rhum à l'apéritif  c'est le premier signe de la fin des vacances.

La cuisine se fait tant bien que mal dans l'effervescence du local commun. Et...toujours beaucoup de français !

Cette fois, dehors il fait froid. Sous notre fenêtre, un groupe de jeunes fait un barbecue. Ils sont emmitouflés jusqu'aux oreilles !

Nous espérons voir venir la lumière. rien. Le couvre feu n'est pourtant que de

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 16:11

Jour 10 - dimanche 6

Pas chaud du tout ! 6° au départ, la température va baisser à 4°, elle sera au maximum de 9° !!!  Inutile de chercher plus loin pour notre maxime du jour, la plus classique convient :

           Pluie et froid, pourrai-je ajouter, du matin n'arrêtent pas le pélerin !

La petite église de Vidimyri est adorable. Elle a été construite en 1834 avec du bois de flottage. Elle a beaucoup de charme malgré sa simplicité. Elle est partagée en deux : près du choeur la partie des notables, derrière une cloison de bois l'ensemble du petit peuple prenait place.  Un triptyque provenant du Danemark et datant de 1616 représente la scène à l'intérieur et St Pierre et Judas sur les côtés repliés. Le toit et les murs de côté de cette église de Vidimyri sont en tourbe, la façade et l'arrière sont en bois foncé. tout autour émergent de la pelouse les croix blanches des tombes. Je plains le gardien qui dans sa guérite au bout du parking attend toute la journée les touristes. Un avantage islandais : partout il y a le chauffage !

Avant de prendre  la piste de Kjolur, nous nous arrêtons consulter le panneau en bordure de la route. Contre ce panneau sont posés 2 vélos. Derrière la panneau 4 jambes. Les vélos, les jambes, la pluie.... J'annonce que je vais me passer de mon café de 4h (notre quantité d'eau est calculée) pour en proposer aux personnes qui se sont mises à l'abri du vent. Si vous êtes d'accord? Moi aussi ajoute Cécile. Je sors de la voiture, glisse ma tête derrière le panneau. Ce sont 2 jeunes hommes. "est-ce qu'un café chaud vous ferait plaisir?" Je vois une lueur s'allumer dans leur yeux "oui, ce n'est pas de refus". Jacky sort tant bien que mal la thermos de notre coffre surchargé et Claudine sort miraculeusement des dosettes du sac qu'elle a sous la main.

Ils ont de la région d'Auxerre et parcourent l'Islande en vélo pendant 3 semaines. En 2005 ils ont roulé en Ecosse et ils en avaient moins "bavé !"  Quel courage !!

Nous arrivons vers midi au gîte de Hveravellir après avoir traversé un désert de caillasse et roulé sur une route défoncée. Je pense à nos cyclistes qui vont prendre la même chemin.

Nous devons être 13 dans ce dortoir prévu pour 20 ! Nous déposons nos sacs, nous réservons nos lits  et nous mangeons sur la grande table posée au milieu, entre les lits.

Que faire pas ce temps pourri?  Se chausser, revêtir la cape de pluie et partir découvrir les champs de solfatares que l'on voit fumer. Ces solfatares ressemblent à ceux de Namaskard près du lac Myvatn : des marmittes de boue qui font "gloop", des soufles blanchâtres et poumonneux et le sifleur, un jet puissant et brusque de vapeur qui sort de terre en un sifflement strident. L'eau chaude en provenance directe du sol sert au chauffage et à alimenter la piscine de plein air. Ici aussi l'odeur de souffre  est très forte.

Nous poursuivons en montant sur la colline. Des jets de vapeur s'échappent de partout  au milieu des plaques de tourbe, de mousses et de lichens gris. Des fleurs aussi : de l'arméria maritime, des saxifrages, des anémones et même quelques pieds de violettes. J'ai les pieds (les miens) trempés comme si j'avais traversé une rivière d'eau tiède, car, oh miracle! pour moi ,je n'ai pas froid. le sol est chaud et la pluie froide s'y réchauffe vite.

Pour partir en voiture à la découverte des alentours, je mets des chaussettes sèches (comme celles de l'archiduchesse...) et j'envelopppe mes pieds dans des sacs plastique de la libraireie Payot (ce soir nous aurons des nouvelles fraîches !) et je remets les chaussures-éponges! Rien à voir sur des kilomètres à la ronde et le vent nous cingle le visage lorsque nous voulons mettre le nez dehors.

Au retour, courageusement, Claudine décide de goûter à la piscine d'eau chaude.  Moi aussi !  Maillot dessous, polaire dessus, savates aux pieds et serviettes sur le bras, nous courrons jusqu'à ce bassin d'eau à 40-45° !

Un vrai bonheur!

J'ai vite fait d'oublier les quelques secondes qu'il m'a fallu entre la moment ou je  me suis déshabillée et celui ou je suis rentrée dans l'eau. Une heure de bien-être. La sortie se fait tranquille, je n'ai plus froid ! Chaque parcelles de mon corps, comme une brique réfractaire a emmagasiné les degrés. J'enlève le soutien-gorge, j'essuis le plus gros de l'humidité, je remets l'ensemble polaire à même la peau et je retourne d'un pas tranquille au gîte sous la bruine qui tombe toujours. J'ai chaud.... C'est à refaire !

Surprise ! Nos cyclistes sont arrivés ! Ils ont parcouru 90km, sur cette piste défoncée ! Chapeau ! maintenant ils doivent monter leurs tentes  et préparer leurs repas. je rêve de partir à l'aventure avec un rien comme confort, mais, c'est sûr, je choisirai des cieux plus cléments.

Nous partageons le dortoir avec : 1 jeune fille seule, nos 4 ardèchois, 1 couple de français et leur 2 enfants. Très tard dans la soirée, il arrivera d'autres personnes que je ne découvrirai que le lendemain matin. Je n'ai rien entendu !

 

Jour11 - lundi 7 août

Nous démarrons à 6° et nous aurons en cour de journée entre 4 et 11°. Là ce matin c'est :

                                  Bain chaud du matin requinque le pélerin !

Cécile, qui la première ouvre l'oeil, voit le soleil et cette fois ne résiste pas. C'est elle qui nous entrîne dans le bain chaud. Prise ainsi "au saut du lit" je trouve l'air plus frais qu'hier soir. Toutes les 3 nous partageons cette piscine au grand air avec 3 personnes du groupe ardéchois. Jacky se contente de filmer bien enveloppé dans sa polaire et sont coupe-vent.

La chambrée se retrouve autour de la table pour le petit-déjeuner.

Nous empruntons la piste jusqu'à Pjofadalir au pied du glacier Langjokull. A notre gauche nous avons le glacier Hofsjolkull.

La cascade Gyjarfoss "la cascade aux sorcières" tout en étant modeste est magnifique, ses eaux blanches sautent et chantent sous le soleil. C'est tout le paysage qui est superbe. Nous avons le glacier à gauche, devant nous le canyon profond où se perdent les eaux du fleuve, puis c'est une montagne de sable qui reverdit, dans les creux doremnt encore des névés. Suit une grande plaine alluvionnaire avant d'arriver vers 11h à Kerlingarfjoll.

Avant d'arriver là, il a fallu en amont de la cascade Gyjarfoss, passer la rivière. L'eau arrive jusqu'aux portières. Jacky conduit le 4x4 avec beaucoup de dextérité et tout va bien. Deux véhicules de jeunes français (encore !) passent le gué en contresens. Grimpé en équilibre sur le toit du deuxième véhicule, il s'en faut de peu pour que l'un d'eux ne prenne un bon bain à défaut de se casser un menbre. Leurs joie de vivre fait plaisir à voir!

Au canamp de Kerlingarfjoll, nous avons un chalet le : Breivagerdi. Il y a 3 chambres en bas, séjour avec coin cuisine et dortoir à l'étage. Un vrai petit paradis. En attendant que le ménage soit fait, nous partons pour Hot Spring. Le vent glacial qui soufle au sommet et le brouillard qui descend nous font renoncer à la marche que nous envisagions. Nous y revenons après un bon repas et chaudement vêtus.

La route traverse un paysage de toute beauté : un torrent qui descend en sauts de cabris, des prairies dominées par des sommets de pierres noires qui, par endroit, se laissent recouvrir d'une mousse vert tendre. Au milieu de pierres rouges, des gorges profondes zigzaguent. Les névés sont à portée de main et au fond le glacier Hofjokull fait un fond d'écran parfait.

Comme le rideau rouge d'un théâtre après les trois coups, le brouillard se lève à notre arrivée laissant apparaître le spectacle de Hot Spring, la montagne aux mille couleurs. Vêtus comme pour affronter l'Everest, nous commençons notre ballade par le chemin dessiné sur une arête glaiseuse et glissante. Le spectacle, car ça en est bien un, est magnifique : cette montagne aux tons chromatiques qui vont du beige au rouge , est parsemés de névés et de mousse. A ses pieds s'échappent de ses pores des fumerolles pour ne pas dire des nuages de vapeur. Tout au fond, coule le torrent gris-vert, froid de ce côté, il bouillonne sur la rive opposée, des bouillons qui peuvent atteindre la température de 100-150°.  Sous nos pieds, le centre de la terre gronde. Les "psiitts" succèdent aux "ploufs" et aux "bloofs" et des bouches de différentes grandeurs recrachent leur trop plein cuisant.

Seuls Cécile et Jacky paartent à la recherche des douches du camp de Kerlingarfjoll . Au retour nous attendons leur verdict.

Alors ?   Uniquement des douches communes, séparées hommes et femmes et destinées aux personnes qui vont se tremper dans les pots chauds situés à l'extérieur.

Alors ?   L'eau était trop bouillante dans les pots chauds, un groupe de jeune filles françaises attendent que l'eau refroidisse. Les douches sont délicieuses et j'étais seule dit Cécile. "Tu as pu te doucher à l'aise?" "Tu m'étonnes, je me suis complètement déshabillée!"

Moi, ce soir, pas courageuse, j'ai fait chauffer de l'eau pour tièdir celle du lavabo. Car, le comble le service de distribution d'eau chaude est en panne.

Ce soir apéritif festif ! C'est l'anniversaire de Cécile !

Nos cadeaux sont le fruit des moyens du bord comme les recherches de présentation sur la table. C'est l'intention qui compte et cela lui fait plaisir.

 

Par Jeanine Buot - Publié dans : jevoyage
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